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"Pour finir, elle [Lisbeth Salander] replaça tous les papiers exactement à leur place, ferma à clé la porte du bureau d’Armanskij et rentra à pied chez elle dans Lundagatan. Elle était satisfaite de sa journée.
Mikael Blomkvist secoua de nouveau la tête. Henrik Vanger s’était installé derrière son bureau et contemplait Mikael de ses yeux calmes, comme s’il était déjà préparé à toutes ses objections."
Commentaire d’Oriane (crayon de couleur rouge): tous les romans sont ainsi faits de manques que l’esprit du lecteur comble sans s’en rendre compte grâce à ses expériences du monde. Il est en effet impossible de tout dire comme le démontre le roman El Che de Marc Hodges et cela n’aurait d’ailleurs aucun intérêt. Le vide est un des facteurs essentiels de la littérature comme le savent bien les poètes.
Commentaire sur le commentaire: je me contente souvent de copier les notes d’Oriane mais j’ai quand même ici envie d’intervenir car Oriane qui ne me connaît pas et dont j’ai, comme l’on sait, trouvé les carnets par hasard, fait référence à mon travail et à la recherche de cette nouvelle écriture romanesque basée sur la dispersion de fragments dans des espaces virtuels ou ils s’entrechoquent au hasard des lectures produisant (du moins je l’espère) une approche romanesque inédite et créatrice. Je me contenterai de renvoyer à Roman d'un roman, Trajectoires, Trois jeunes tambours, Wilfrid d'Eurymédon et beaucoup d'autres encore qu'il est facile de parcourir en suivant les liens.
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